Et si mon véhicule personnel était dégradé pendant que j’assure une mission avec un véhicule de service ?

De nombreux agents du Département des Vosges  utilisent aujourd’hui un véhicule de service remisé à domicile dans le cadre de leurs missions professionnelles.

Cela concerne beaucoup de situations :

  • veilles qualifiées ;
  • interventions techniques ;
  • missions d’urgence ;
  • exploitation ;
  • viabilité hivernale ;
  • permanences ;
  • déplacements opérationnels ;
  • ou nécessités particulières de service.

Mais derrière cette organisation présentée comme nécessaire au bon fonctionnement du service public, une question revient régulièrement chez les agents :

Que se passerait-il si mon véhicule personnel était dégradé, forcé, vandalisé… ou même victime d’un siphonnage de carburant pendant que j’utilise le véhicule de service ?

Une inquiétude exprimée par les agents

Plusieurs agents ont récemment alerté le SNT Vosges sur cette problématique.

En effet, l’organisation du remisage à domicile modifie directement leurs conditions habituelles de stationnement et peut exposer davantage :

  • leurs véhicules personnels ;
  • leurs équipements ;
  • leurs effets personnels ;
  • voire leur carburant personnel.

Dans certains cas, les agents doivent :

  • laisser leur véhicule personnel sur un site professionnel ;
  • stationner leur véhicule sur la voie publique ;
  • ou utiliser leur domicile comme point d’appui opérationnel.

« Mettez le matériel en sécurité »… mais qu’en est-il des biens personnels ?

À titre d’exemple, lors du remisage de certains véhicules de veille qualifiée, il est recommandé aux agents de :

  • retirer certains équipements ;
  • ne pas laisser de matériel dans le véhicule ;
  • ou « mettre en sécurité » les équipements et matériels car ceux-ci ne seraient pas couverts par les assurances en cas de vol ou de dégradation.

Cette consigne soulève une interrogation légitime :

Si certains matériels professionnels ne seraient pas couverts dans certaines situations, qu’en est-il alors des biens personnels des agents eux-mêmes ?

Et notamment :

  • en cas d’effraction du véhicule personnel ;
  • de vol d’effets personnels ;
  • de dégradation du véhicule ;
  • de vandalisme ;
  • ou de siphonnage de carburant.

Car dans les faits, les agents supportent souvent seuls :

  • l’exposition au risque ;
  • les démarches auprès des assurances ;
  • les franchises éventuelles ;
  • et les conséquences financières du sinistre.

Une situation juridiquement floue

À ce jour, aucun texte général de la fonction publique territoriale ne prévoit explicitement une prise en charge automatique des dommages subis par les biens personnels des agents dans le cadre du remisage à domicile d’un véhicule de service.

Les textes encadrent principalement :

  • l’utilisation des véhicules ;
  • les obligations de service ;
  • les autorisations de remisage ;
  • ou les dispositifs assimilés aux astreintes.

Sources :

Le SNT Vosges a saisi les services RH du Département

Le 18 mai, suite aux interrogations remontées par plusieurs agents, le SNT Vosges a officiellement sollicité les services RH du Département des Vosges afin d’obtenir des clarifications sur :

  • les garanties existantes ;
  • les couvertures assurantielles ;
  • les responsabilités éventuelles de la collectivité ;
  • et les modalités de prise en charge en cas de sinistre touchant les biens personnels des agents dans le cadre du remisage à domicile.

L’objectif est simple :
obtenir des réponses claires, transparentes et sécurisantes pour les agents concernés.

Le SNT demande des garanties claires

Pour le SNT Vosges, les agents qui acceptent les contraintes liées au remisage à domicile ne doivent pas avoir le sentiment d’assumer seuls les risques matériels générés par cette organisation de service.

Le SNT demande :

  • une clarification écrite des responsabilités ;
  • une information précise des agents ;
  • la vérification des garanties d’assurance ;
  • des procédures clairement établies en cas de sinistre ;
  • et des mesures adaptées de sécurisation.

Parce qu’assurer la continuité du service public ne doit jamais conduire les agents à supporter seuls les conséquences matérielles des contraintes imposées par leur employeur.

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