Classification chez Vosgelis : un accord utile, mais une négociation qui pouvait aller plus loin

Pendant près de deux ans, Vosgelis disposait du temps nécessaire pour préparer la nouvelle classification des emplois.

L’échéance était connue : 1er janvier 2026.

Pourtant, en septembre 2026, la Direction reconnaissait encore elle-même que le dossier n’était pas finalisé. Le relevé du CODIR du 10 septembre indique que la nouvelle classification devait être mise en place au 1er janvier 2026 et que les travaux se poursuivaient toujours.

L’accord a finalement été signé le 6 octobre 2026, avec effet rétroactif au 1er janvier.

Le SNT avait alerté sur ce retard.

Mais notre propos n’est pas de dire que l’accord signé est mauvais.

Il existe, il apporte un cadre, fixe les nouvelles classes, organise la classification des emplois et prévoit un suivi.

La vraie question est ailleurs :

Après autant de temps disponible, pouvait-on aller plus loin ?

La réponse apparaît clairement quand on compare avec d’autres organismes.

À Dynacité, la classification a fait l’objet d’un travail structuré avec un groupe de cotation paritaire, associant représentants syndicaux, représentants du personnel, DRH et salariés connaissant les métiers.

Ce groupe s’est réuni dix fois entre mars et octobre 2025.

Les emplois ont été examinés critère par critère, avec échanges et recherche de consensus.

À Paris Habitat, les partenaires sociaux travaillaient sur la classification depuis juin 2024, avec une méthode organisée, une documentation dédiée et un dispositif de suivi. Accord-classification-des-emplo…

Autrement dit, ailleurs, le délai disponible a servi à approfondir la négociation.

Le SNT avait posé les bonnes questions

Dès son arrivée chez Vosgelis, le SNT CFE-CGC a demandé des éléments très précis :

  • combien d’emplois avaient été cotés ;
  • combien de salariés avaient reçu leur classement ;
  • comment les emplois étaient répartis entre les classes 1 à 13 ;
  • quelles conséquences salariales étaient identifiées ;
  • quelles régularisations étaient prévues ;
  • quelles garanties permettraient aux salariés de vérifier leur propre positionnement.

Ce ne sont pas des questions accessoires.

Une classification détermine la reconnaissance d’un emploi, sa catégorie professionnelle, son niveau de rémunération conventionnel et une partie de ses perspectives d’évolution.

Elle mérite donc une négociation poussée, documentée et compréhensible par tous.

Chez Vosgelis, des garanties existent… mais certaines auraient pu être renforcées

L’accord Vosgelis prévoit les critères classants, les classes d’emplois et une commission de suivi.

Il constitue donc une base de travail.

Mais il aurait pu être plus précis sur plusieurs points.

À Dynacité, par exemple, un salarié qui considère que la pesée de son poste ne correspond pas à la réalité de ses missions peut saisir directement la DRH.

Il est alors reçu avec son manager et peut être accompagné, s’il le souhaite, par un représentant du personnel.

Cette garantie est claire, concrète et immédiatement utilisable par le salarié.

Chez Vosgelis, l’accord prévoit le réexamen d’un emploi lorsqu’il évolue significativement, mais il ne formalise pas avec la même précision une véritable procédure individuelle de contestation de la cotation.

La commission de suivi aurait également pu être pensée de manière plus ouverte.

Aujourd’hui, elle repose sur les signataires de l’accord.

Cela signifie que, dans la configuration actuelle, la Direction et l’organisation signataire assurent l’essentiel du suivi.

Voilà pourquoi le pluralisme syndical compte

Ce constat ne consiste pas à dire qu’une organisation aurait « mal travaillé ».

Il montre autre chose.

Une seule organisation ne peut pas, à elle seule, porter toutes les analyses, toutes les sensibilités et toutes les pistes d’amélioration.

Le pluralisme apporte :

  • une seconde lecture d’un accord
  • une autre analyse des cotations,
  • de nouvelles propositions,
  • davantage de contrôle,
  • et parfois des garanties supplémentaires auxquelles personne n’avait pensé au départ.

Le SNT a déjà montré sa méthode.

En quelques semaines, nous avons :

  • vérifié les échéances ;
  • étudié l’accord de branche ;
  • demandé les données de cotation ;
  • comparé les pratiques d’autres OPH ;
  • identifié des garanties supplémentaires qui pourraient bénéficier aux salariés de Vosgelis.

Notre méthode est simple :

lire, vérifier, comparer, proposer.

Pas pour bloquer.

Pas pour contester systématiquement.

Mais pour aller plus loin lorsque cela est possible. 

Lire l’étude technique de l’accord ICI

L’accord du 6 octobre n’est pas une fin

La classification est désormais signée.

Très bien.

Mais son application va continuer à produire des effets pendant des années.

  • Des emplois vont évoluer.
  • D’autres seront créés.
  • Des salariés pourront s’interroger sur leur positionnement.
  • Des cotations devront peut-être être réexaminées.
  • C’est précisément maintenant que la qualité du suivi devient essentielle.

Et c’est aussi là que le pluralisme syndical prend tout son sens.

Il est temps que les salariés de Vosgelis prennent leur avenir en main

Demain, les décisions concernant vos emplois, vos rémunérations, vos conditions de travail et l’avenir de Vosgelis continueront d’être discutées dans les instances.

Le SNT veut y apporter une autre méthode : des dossiers étudiés avant de prendre position, des textes vérifiés, des comparaisons avec ce qui se fait ailleurs et des propositions concrètes pour renforcer les droits des salariés.

Mais pour porter cette voix là où les décisions se prennent, il faut des salariés prêts à s’engager.

Rejoignez les listes du SNT CFE-CGC.

Soyez présents au CSE.

Soyez présents demain au Conseil d’administration.

Prenez part directement aux décisions qui vous concernent.

Une voix supplémentaire, ce n’est pas du bruit.

C’est du contrôle, du débat et des garanties en plus.

Ne restez pas spectateurs.
Prenez votre place autour de la table.
Rejoignez les listes SNT CFE-CGC.

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